1921
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Sommaire
Événements[modifier | modifier le code]
Afrique[modifier | modifier le code]
- 8 février : victoire du parti sud-africain aux élections générales sud-africaines[1].
- 6 avril : Simon Kimbangu fonde son Église au Congo belge. Vu par ses disciples comme une quasi-réincarnation du messie, il est arrêté le 12 septembre 1921, condamné à mort puis déporté à Élisabethville[2].
- 26 avril : création par décret beylical d’un ministère de la justice en Tunisie. Il compte un délégué français[3]. Les résidents français échappent à la juridiction indigène et relèvent de tribunaux français.
- 24 mai : massacre de Bulhoek[4],[5]. Les Juifs conduits par Enoch Mgijima occupent les terres vacantes en Afrique du Sud. Ils sont massacrés à Bulhoek (163 morts).
- 7 juin[6] : création au Kenya de la Young Kikuyu Association, future East African Association par Harry Thuku.
- 21 juillet : guerre du Rif, terrible défaite des troupes espagnoles contre Abd el-Krim, à la bataille d'Anoual. Abd el-Krim fonde la République du Rif (fin en 1926).
- 28 août - 6 septembre : deuxième Congrès panafricain à Londres, Bruxelles et Paris[7].
- 21 octobre : l’armée espagnole contre-attaque dans le Rif, occupe la citadelle du mont Artuit, où elle découvre 3 000 soldats massacrés.
- 28 décembre : grève des mineurs blanc du Witwatersrand (mines d'or).
- Grève des chemins de fer au Congo belge.
- Grève des ouvriers du Katanga (1921-1923).
- Manifestations au Kenya.
- Kenya : le Labour Bureau Commission estime le nombre de travailleurs potentiels (1920-1921). Mise en place du travail obligatoire pour les hommes de 16 à 30 ans puis de 16 à 40 ans (1927).
- Création de l’Église luso-africaine au Mozambique.
Amérique[modifier | modifier le code]
- 1er janvier : Diego Manuel Chamorro (en) (conservateur), élu président du Nicaragua (fin en 1923).
- 28 janvier : Bautista Saavedra Mallea (es) est élu président de Bolivie sur un programme progressiste (fin en 1926)
- 4 mars : début de la présidence républicaine de Warren G. Harding aux États-Unis (fin en 1923).
- Andrew W. Mellon, secrétaire au Trésor. Herbert Hoover, secrétaire au Commerce. Charles E. Hughes, secrétaire d’État (1921-1926).
- 12 juillet (Affaire Sacco et Vanzetti) : les anarchistes américains Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, déclarés coupables du meurtre du caissier et du gardien d’une usine de Braintree sont condamnés à mort.
- 11 décembre[8] (Brésil) : première grande usine sidérurgique autonome installée à Sabará, dans le Minas Gerais, la belgo-Mineira, formée de capitaux français, belges et luxembourgeois.
- Intervention américaine à Cuba (1921-1923).
- Création au Brésil de la revue L’Ordre (A Ordem) par le catholique de droite Jackson de Figueiredo (pt). Elle attribue la cause de tous les maux aux protestants, aux Juifs et aux francs-maçons.
Asie[modifier | modifier le code]
- 3 - 4 février : le général Russe blanc baron Ungern-Sternberg expulse la garnison chinoise d’Ourga en Mongolie et s’installe comme dictateur. Il est chassé en juillet par les Soviets.
- 13 mars : fondation du Parti populaire révolutionnaire mongol par Damdin Sükhbaatar. Un gouvernement provisoire est proclamé. Une armée de volontaires aidée par une division de l’Armée rouge chasse en quelques mois les dernières troupes chinoises puis la garde blanche d’Ourga le 7 juillet. Quelques jours plus tard, Damdin Sükhbaatar proclame le transfert de la souveraineté nationale au peuple.
- 11 avril : le parlement Kuomintang de Canton élit Sun Yat-sen chef du gouvernement de la République de Chine, en concurrence avec le « gouvernement de Beiyang » en place à Pékin.
- Printemps : voyage en Europe du prince Hirohito, héritier du trône de l'Empire du Japon.
- 1er juillet : fondation du Parti communiste chinois au congrès de Shanghai.
- 11 juillet : en Mongolie, un gouvernement provisoire est nommé le 11 juillet 1921, à la suite d'une révolte populaire. La fête nationale (11-13 juillet) commémore cet évènement.
- Août (Indes britanniques) : révolte des Mapillais (Moplahs), population musulmane du sud, contre le pouvoir colonial. La répression provoque plus de 2 000 morts parmi les rebelles.
- 4 novembre : le Premier ministre japonais Hara Takashi, accusé par les militaires de défendre plus les intérêts des civils que ceux de l’armée, est assassiné par un étudiant. Il sera suivi d’une longue suite d’assassinats politiques jusqu’en 1940.
- 12 novembre : début de la conférence de Washington sur le désarmement naval et la défense de l’intégrité de la République de Chine (fin en février 1922). L'Empire du Japon doit évacuer le Shandong et ne garder que les droits qui lui sont reconnus, sur le chemin de fer de Jinan.
- 17 novembre : début de la visite du prince de Galles en Inde britannique.
- Un vaste mouvement comportant le boycott des produits anglais et la non-coopération est lancé par Gandhi et le Parti du Congrès avec l’appui des musulmans contre le régime colonial et pour le redressement du Califat (1921-1922). Le mouvement culmine en novembre dans un gigantesque hartal (en) (« arrêt de travail ») pour protester contre la visite du prince de Galles.
- 22 novembre : traité de Kaboul[9]. La Grande-Bretagne reconnait l'indépendance de l’Afghanistan proclamée par le roi Amanullah.
- 29 novembre : le prince impérial du Japon Hirohito devient régent, à la suite de la maladie de son père l'empereur Taishō.
- 13 décembre, conférence de Washington : traité des quatre puissances. Le secrétaire d'État américain Charles E. Hughes obtient l’adhésion des grandes puissances à la politique de Porte Ouverte en République de Chine, un traité de garantie mutuelle des possessions insulaires dans le Pacifique et une limitation sur les flottes de guerres (les États-Unis obtiennent la parité avec le Royaume-Uni et une supériorité sur l'Empire du Japon).
- 21 décembre : inauguration à Calcutta (Inde) du Victoria Memorial, grand bâtiment de marbre, combinant architecture britannique et architecture moghole, construit à l'instigation du vice-roi, Lord Curzon, en mémoire de la reine Victoria, qui est aujourd'hui l'un des plus impressionnants vestiges de la présence britannique à Calcutta.
- Crue du fleuve Jaune, le Fleuve jaune de Chine.
- Tibet : les représentants britanniques en poste au Sikkim, David MacDonald et sir Charles Bell, sont alors les seuls étrangers admis à Lhassa.
- Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie) : le Sarekat Islam décide la rupture avec les communistes, ce qui accentue le caractère religieux du mouvement et collabore avec la Mouhammadyah (musulmans réformistes) et organise le premier congrès panislamiste d’Indonésie. Grèves dans les tramways et les chemins de fer, les imprimeries, l’industrie sucrière et parmi les employés des Monts de Piété. Le gouvernement réagit en procédant à l’arrestation des communistes au moment des grèves (1921-1922).
Proche-Orient[modifier | modifier le code]
- 15 janvier : transfert de la direction de la Palestine du ministère britannique des Affaires étrangères au ministère des Colonies.
- Janvier, guerre gréco-turque : les Grecs lancent une offensive contre Eskişehir et Dumlupinar stoppée par le colonel Ismet Pacha à Inönü le 7 janvier.
- 18 février : les paysans arméniens, conduit par les Dachnaks, se soulèvent et chassent le gouvernement communiste et les troupes russes. Un comité de Salut de l’Arménie est formé sous la présidence de Simon Vratsian (en).
- Nuit du 20 au 21 février (Iran) : coup d’État de Reza Pahlavi provoqué par l’occupation de certaines parties du pays par les Russes et les Britanniques.
- 25 février : la Géorgie est occupée par les Soviétiques.
- 9 mars : traité de paix de Cilicie pour mettre un terme à la Campagne de Cilicie.
- 13 mars : les Italiens évacuent Antalya et Konya.
- 16 mars : traité de Moscou (en). Mustafa Kemal obtient du gouvernement bolchevik les régions arméniennes qui devaient revenir à la Russie en vertu des accords passés pendant la guerre et dénoncés par Moscou. La Russie reconnaît la pleine souveraineté turque sur les Détroits. Accord entre l’Arménie et la Turquie : La république arménienne cède environ la moitié de ses terres caucasiennes à la Turquie (Kars et Ardahan). Batoum est cédé à la Géorgie par la Turquie et le Nakhitchevan passe du protectorat de la Turquie à celui de l’Azerbaïdjan.
- 31 mars : seconde victoire turque à Inönü contre les Grecs.
- Mars-mai, guerre gréco-turque : massacres de la péninsule de Yalova.
- Mars : à la conférence du Caire, Churchill décide de confier l’autorité politique sur le Mandat britannique de Mésopotamie à Fayçal, qui vient d’être chassé de Damas par les Français. Le pays doit accéder rapidement à l’indépendance, une fois les intérêts britanniques garantis. Le Royaume-Uni procède à un allégement de sa présence militaire au profit d’une force armée locale étroitement contrôlée. Elle conserve essentiellement une force aérienne chargée du maintien de l’ordre par d’éventuel bombardements et du contrôle des voies aériennes vers l’Inde. Les bases militaires britanniques sont protégées par des forces auxiliaires locales composées de chrétiens assyriens. La candidature de Fayçal est accueillie favorablement par les notables chiites du sud et à la suite d'un simulacre de consultation populaire, Fayçal est élu roi et couronné le 23 août.
- 2 avril : l’Armée rouge entre de nouveau à Erevan et rétablit le régime communiste sous la direction d’Alexandre Miasnikian (en). Les Dachnaks se replient sur le Zankézour, puis à Ghapan, mais doivent se retirer en Perse après quelques mois de résistance. La répression est freinée par Lénine.
- 11 avril : Abdallah Ier de Jordanie, émir hachémite de Transjordanie, principauté sous mandat britannique (roi en 1946).
- 1er - 3 mai : troubles à Jaffa. La violence se déplace vers le centre de la Palestine. Les émeutes font au total 90 morts côté juif et 62 du côté arabe.
- 10 juin : déclaration de Paris : les représentants des trois États de Transcaucasie et du Caucase du Nord proclament leur indépendance (Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie). Ils établissent entre eux une union douanière et une alliance militaire. Cette déclaration reste sans effets auprès des puissances étrangères.
- L’évacuation des Britanniques et des Allemands permet aux Soviétiques de s’emparer, en 1920-1921, de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie, de la Géorgie et du Turkestan. Les troupes soviétiques envahissent la Géorgie qui est incorporée à l’URSS, pour former, avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan, la république fédérative socialiste soviétique (RFSS) de Transcaucasie. Le pays des Tadjik est rattaché à la République socialiste soviétique autonome du Turkestan (RSSA).
- Juin-août : le IVe Congrès islamo-chrétien décide d’envoyer à Londres une délégation conduite par Musa Kazim al-Husseini. Elle est reçue par Churchill le 15 août et lui expose ses craintes de voir se constituer un État Juif en Palestine. Le Premier ministre britannique conseille une rencontre avec Weizmann, qui refuse de reconnaître que le projet sioniste n’est pas la formation d’un État. Les délégués n’obtiennent que l’assurance que l’immigration juive en Palestine n’excédera pas les capacités de développement économique du pays.
- Juin : l’Italie évacue la région d’Adalia.
- 10 juillet : troisième attaque grecque contre la Turquie : Afyon (13 juillet), Kütahya et Eskişehir sont prises.
- 14 août - 13 septembre : victoire turque à la bataille de la Sakarya.
- 22 août : après l’effondrement de l’Empire ottoman, Abdelaziz Ibn Sa'ud érige son émirat du Nedjd au rang de sultanat. Il laisse l’Ikhwan lancer ses raids vers le Sud de l’Irak et la Transjordanie. Arrivées près d’Amman, les forces saoudiennes sont détruites par l’armée britannique. Londres menace de couper ses subventions à Sa’ud et impose un compromis. Afin de calmer les volontés expansionnistes saoudiennes, elle octroie au Sultan des territoires koweïtiens censés contenir du pétrole.
- 23 août : début du règne de Fayçal, roi hachémite d’Irak sous mandat britannique.
- Fayçal s’appuie sur les grands notables urbains sunnites et sur les anciens officiers irakiens de la révolte arabe, comme Nuri Sa'id et Jafar al-Askari. Ces derniers ont l’ambition de créer un État fort, sur le modèle du régime jeune-turc. Les querelles de pouvoir sont très fortes et l’instabilité ministérielle est de mise. Les anciens officiers s’enrichissent et deviennent des notables et des grands propriétaires. Fayçal favorise la formation d’une armée moderne nationale.
- 25 août - 21 septembre[10] : premier congrès du comité syro-palestinien à Genève sous la direction de l’émir Michel Lutfallah (avec Rashid Rida, l’émir druze Shakib Arslan, etc.). Il met sur pied un bureau permanent à Genève chargé de mener une action d’information auprès de la SDN en faveur de la nation arabe de Syrie. Face au danger sioniste, les Palestiniens refusent de se reconnaître comme Syriens.
- 28 août : Mustafa Kemal, nommé généralissime, parvient à faire lâcher prise aux Grecs.
- 13 octobre : traité de Kars entre la Turquie et les républiques soviétiques de Transcaucasie.
- 20 octobre : en Cilicie, la France conclue l’accord Franklin-Bouillon (ou accords d’Ankara) avec les kémalistes qui peuvent ainsi récupérer pour le front occidental les troupes immobilisées dans le Taurus. Plus de 100 000 Arméniens de Cilicie se réfugient en Syrie, en Égypte, en Grèce et à Chypre. Seul le Sandjak d'Alexandrette reste sous mandat français jusqu’en 1939.
- 22 décembre, Égypte[11] : Saad Zaghlul est à nouveau exilé à la suite de son opposition à la politique britannique.
- Sous l’impulsion du théoricien du nationalisme arabe Sati al-Husri, l’Irak alors sous mandat britannique, se dote d’un réseau scolaire primaire et secondaire, en dépit des pressions britanniques destinées à réduire les crédits à l’éducation. Cet enseignement de masse concerne les enfants des classes moyennes, et dispense un programme voué à éveiller la conscience nationale arabe et à inculquer l’unité arabe. La présence britannique est fustigée, ainsi que toute forme d’impérialisme. Les chiites refusent d’envoyer leurs enfants dans les écoles de l’État.
Europe[modifier | modifier le code]
- 25 janvier : la conférence de Paris fixe les réparations dues par l'Allemagne à 226 milliards de marks-or ; l'Allemagne refuse[12].
- 27 février : ouverture de la Conférence de Londres pour les réparations ; le chancelier Constantin Fehrenbach présente un contre-projet au traité de Versailles, refusé par les Français et les Britanniques. Les délégation allemande quitte la conférence le 7 mars[12].
- 3-17 mars : échec de la grève métallurgique luxembourgeoise suite au licenciement de 609 personnes[13].
- 6 mars : naissance du Parti communiste portugais[14].
- 8 mars : occupation de Düsseldorf, Ruhrort, Duisbourg par la France[12].
- 19 mars : victoire des insurgés irlandais sur les troupes britanniques à la bataille de Crossbarry dans la guerre d'indépendance irlandaise[15].
- 20 mars : plébiscite en Haute-Silésie ; 60 % des électeurs se prononcent en faveur du rattachement à l’Allemagne[12].
- 22-28 mars : « action de mars », tentative d'insurrection armée du Parti communiste d'Allemagne à Halle et Mansfeld[12].
- 15 avril : Black Friday ; grève conjointe des syndicats des mineurs, des cheminots et des transporteurs au Royaume-Uni[16].
- 3 mai : troisième insurrection des populations polonaises contre l’autorité allemande en Haute-Silésie[12].
- 5 mai : la conférence de Londres ramène les réparations dues par l'Allemagne à 132 Md de marks-or et menace d’occuper la Rhur si les conditions de paiement ne sont pas respectées[12].
- 6 mai : accord commercial germano-soviétique[12].
- 10 mai : gouvernement Wirth. Il accepte le lendemain l'ultimatum de Londres. Le Reichstag accepte de se soumettre aux exigences des Alliés concernant le paiement des réparations[12].
- 17 mai : la France nomme Charles Jonnart ambassadeur permanent auprès du Saint-Siège[17].
- 24 mai : élections législatives en Irlande ; le Parlement d'Irlande du Nord reçoit une majorité Unioniste. En Irlande du Sud, le Sinn Féin remporte 124 sièges sur 128 à la Chambre des communes d'Irlande du Sud[18].
- 11 juillet : signature d’une trêve entre gouvernement britannique et le Sinn Féin ; fin de la guerre d'indépendance irlandaise[19].
- 28 juillet : Adolf Hitler évince Anton Drexler et prend la présidence du parti nazi (NSDAP) en Bavière[12].
- 14 août : accords franco-allemands ; réparations en nature[12].
- 25 août : les États-Unis signent une paix séparée avec l'Allemagne[12].
- 26 août : assassinat de Matthias Erzberger, ministre des Finances allemand[12].
- 3 - 4 septembre : naissance du Parti communiste de Belgique[20].
- 19 septembre : mise en service en Allemagne de l'AVUS, première autoroute au monde. Le 24, une course automobile y est organisée[21].
- 21 septembre : explosion dans les usines de BASF à Oppau, en Allemagne[22].
- 30 septembre : tentative de coup d'état au Portugal, suite à la condamnation de l'ancien premier ministre Liberato Pinto. Le gouvernement d'António Granjo parvient à contrôler la situation[23].
- 5 octobre : la Constitution du Liechtenstein est promulguée[24].
- 19 octobre : nuit sanglante à Lisbonne. Le président du conseil conservateur António Granjo, est abattu. Les républicains António Machado Santos (pt), ministre, José Carlos da Maia (pt), ancien ministre et grand-maître de l'ordre d'Aviz, le commandant Freitas da Silva, secrétaire du ministre de la Marine, et le colonel Botelho de Vasconcelos sont enlevés et assassinés[23].
- 7-14 novembre : conférence de Madrid. Naissance du parti communiste d'Espagne, fusion du Parti communiste espagnol et du Parti communiste ouvrier espagnol[25].
- 12 novembre : effondrement du mark[12].
- 6 décembre : signature du traité de Londres par le chef de la délégation irlandaise Arthur Griffith et par les Britanniques. L’Irlande du Sud devient l’État libre d'Irlande (Irish Free State), doté d’un statut de dominion auto-gouverné, l’Irlande du Nord restant attachée à la Grande-Bretagne. Le traité est ratifié le 6 janvier 1922 par le second Dáil Éireann par 64 voix contre 57[19].
- 10 décembre : le prix Nobel de la paix est attribué au suédois Hjalmar Branting et au Norvégien Christian Lous Lange[26]. Le prix Nobel de physique est attribué à Albert Einstein pour son apport à la physique théorique et particulièrement pour son explication de l'effet photoélectrique[27].
Europe orientale[modifier | modifier le code]
- 19 et 21 février : accord politique et convention militaire entre la Pologne et la France. Ils stipulent une alliance défensive[28].
- 28 février, Russie : les équipages des cuirassé Petropavlovsk et Sébastopol adoptent une série de revendications et envoient le 1er mars une délégation à Petrograd auprès de Zinoviev ; Lénine donne l'ordre d'arrêter et d'exécuter les délégués pour trahison. Les marins de Kronstadt se mutinent. L'insurrection est brutalement réprimée par l'Armée rouge entre le 7 et 17 mars[29].
- 3 mars : alliance défensive de Bucarest entre la Pologne et la Roumanie contre la RSFSR[30].
- 12 mars, Russie : début de la NEP (Nouvelle politique économique)[31], suite à une vague de grèves et de désordres paysans. Les réquisitions de récoltes sont remplacées par un impôt en nature et les paysans sont autorisés à vendre le surplus de leur production sur le marché libre. Les entreprises privées sont affranchies de la tutelle de l’état. Une économie de marché est rétablie[32].
- 16 mars : traité commercial entre la Russie et la Grande-Bretagne[33].
- 17 mars : constitution en Pologne, établissant un régime démocratique et parlementaire. Józef Piłsudski, en opposition avec la droite (nationaux-démocrates), refuse la présidence. Période d’instabilité gouvernementale[34].
- 18 mars : traité de Rīga mettant fin à la guerre russo-polonaise et fixant les frontières entre la Pologne et la Russie plus à l’est. La Pologne acquiert une importante partie de la Biélorussie et de l’Ukraine (Galicie orientale et Volhynie). Ces acquisitions seront complétées par la restitution de la haute Silésie avec Katowice et de toute la Galicie[35].
- 26-29 mars : échec d'une première tentative de putsch de l'ancien roi Charles IV en Hongrie. Le 4 avril, il doit repartir en exil sur ordre de l'amiral Horthy[30].
- 14 avril : le comte István Bethlen, premier ministre de Hongrie (fin le 24 août 1931)[36].
- 23 avril, 7 juin et 31 août 1922 : Petite Entente entre la Tchécoslovaquie, la Roumanie et la Yougoslavie[37].
- 8 - 12 mai : congrès du parti socialiste de Roumanie à Bucarest. 428 délégués se prononcent pour l’adhésion à la IIIe Internationale, 111 expriment des réserves. Le 11 mai est fondé le Parti communiste roumain. Le lendemain, la police arrête pour « haute trahison » ceux qui ont voté en faveur de l’adhésion[38].
- 14-16 mai : congrès constitutif du Parti communiste tchécoslovaque[39].
- 28 juin : en Yougoslavie une coalition serbe vote et proclame la Constitution de Vidovdan prévoyant un gouvernement fortement centralisé en l’absence des représentants croates, défenseurs des principes constitutionnels fédéralistes[40].
- 17 juillet : second projet de réforme agraire en Roumanie préparé par le ministre de l’Agriculture conservateur Constantin Garoflid[41]. La propriété est limité à 100 ha avec des exceptions, les surplus seront redistribués en lots de 5 à 7 ha en priorité aux victimes de la guerre. Dans le vieux royaume, 2,8 millions d’ha changent de main, soit plus d’un tiers du sol. Des lois spécifiques sont votées dans les nouvelles provinces. Six millions d’hectares seront expropriés au total, mais quatre seulement redistribués à 1 400 000 paysans, le reste étant réservé à l’État ou aux communes.
- 21 juillet : un décret du Comité central exécutif constitue un Comité panrusse d’aide aux affamés, qui prend fin le 27 août avec l’arrestation de ses principaux membres, accusés de subversion politique. La Russie est en proie à la famine, aggravée par la sécheresse de 1921, qui touche 20 millions de personnes et fait 5 millions de morts. Elle doit faire appel à l'aide internationale[42].
- 16 août : début du règne d'Alexandre Ier, roi des Serbes, Croates et Slovènes[43]. À la mort de Pierre Ier de Serbie, le régime sombre dans une semi-dictature gouvernée par les Serbes du parti national radical de Nikola Pašić. Sous la direction de Stjepan Radic, les Croates et leurs alliés luttent systématiquement contre le pouvoir en place.
- 20 août : accord de Riga entre le ministre soviétique des Affaires etrangères Litvinov et l'American Relief Administration. la Russie soviétique accepte l’aide alimentaire proposée par les États-Unis[42].
- 20-24 octobre : échec d'une seconde tentative de putsch du roi Charles IV en Hongrie. Le 24 octobre, la Conférence des ambassadeurs adresse une note enjoignant le gouvernement hongrois d'expulser l'ancien souverain. Le Parlement proclame le 6 novembre la déchéance de la dynastie des Habsbourg[30].
- 9 novembre : la Conférence des ambassadeurs règle un différends frontaliers entre l'Albanie et la Yougoslavie[44].
- 3 décembre, Hongrie : István Bethlen forme son second cabinet[45] et met en œuvre une politique de consolidation à l’intérieur du pays et dans ses relations internationales. Révisionniste, il est partisan de la rectification des frontières. Sa politique est un mélange d’ultra-conservatisme et de libéralisme : interdiction du communisme et de la franc-maçonnerie, mais signature du pacte Bethlen-Peyer le 22 décembre[36], permettant la poursuite de l’action du parti social-démocrate. Il atténue le numerus clausus dans les universités, qui perdent leur caractère antisémite(1928), instaure un « délit de presse », mais supprime la censure.
- 12 décembre, Roumanie : création à Bucarest d’une Fascia à l’imitation du modèle mussolinien[46].
Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]
Naissances en 1921[modifier | modifier le code]
Décès en 1921[modifier | modifier le code]
Notes et références[modifier | modifier le code]
- South African History Online (SAHO)
- Susan Asch, L'Eglise du prophète Kimbangu : de ses origines à son rôle actuel au Zaïre, 1921-1981, Karthala, 1983 (ISBN 9782865370696, présentation en ligne)
- http://www.e-justice.tn/index.php?id=414 Portail de la justice en Tunisie
- (en) Sunday Times - Heritage Project - Enoch Mgijima The Bulhoek Massacre — May 24 1921
- (en) This day in history - The Bulhoek Massacre
- « Welcome To The Sunday Vision online: Uganda's leading weekly » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-04-12
- The Marcus Garvey and UNIA Papers Project, UCLA
- « http://www3.belgo.com.br/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=17 » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-04-12
- [PDF] Société des Nations - Recueil des traités - no 533
- (fr) Google books - La France et les rivalités occidentales au levant: Syrie-Liban, 1918-1939, Anne-Lucie Chaigne-Oudin
- (en) « http://www.heggy.org/books/contemporary/chapter_11_inner.htm » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)
- Thierry Féral, Le "nazisme" en dates : novembre 1918-novembre 1945, L'Harmattan, 2010 (ISBN 9782296114609, présentation en ligne)
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