Palestiniens
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Palestiniens
الفلسطينيون (ar)
Filasṭīniyyūn (ar)
Tawfiq Canaan • Edward Saïd • Mahmoud Darwich • Leïla Khaled
Yasser Arafat • Mohammed Bakri • Hanan Ashrawi • Rania de Jordanie.
| 4 500 000 | |
| 3 711 000 | |
| – Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) |
2 311 000 |
| – Bande de Gaza | 1 400 000 |
| 1 400 000 | |
| 630 000 | |
| 500 000 | |
| 402 582 | |
| 280 245 | |
| 270 245 | |
| 255 000 | |
| 250 000 | |
| 170 000 | |
| 120 000 | |
| 100 000 | |
| 80 000 | |
| 70 000 | |
| 70 000 | |
| 59 000 | |
| 57 000 | |
| 55 000 | |
| 50 975 | |
| 45 000 | |
| 44 000 | |
| 20 000 | |
| 15 000 | |
| 12 000 | |
| 8 500 | |
| 7 000 | |
| 1 400 | |
| Population totale | 12 millions env. (2014)[1] |
| Régions d’origine | Irak, Syrie, Égypte, Jordanie, Liban et au Moyen-Orient |
|---|---|
| Langues | Arabe, hébreu |
| Religions | Islam (sunnisme), christianisme, judaïsme |
| Ethnies liées | Sémites |
L'expression Palestiniens désigne aujourd'hui un ensemble de population arabophone établi principalement dans la région géographique de la Palestine (plus précisément dans les Territoires palestiniens) et particulièrement en Jordanie (environ 70 %).
L'identité nationale palestinienne s'est affirmée progressivement depuis le début du XXe siècle, et s'est essentiellement précisée au cours du conflit israélo-arabe, à mesure que celui-ci se poursuivait sous la forme d'un conflit israélo-palestinien. Ils revendiquent aujourd'hui un état musulman, recouvrant Israël, la bande de Gaza et la Cisjordanie. Certains Palestiniens revendiquent un grand état arabe recouvrant la Syrie, le Liban, la Jordanie, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Israël et le Sinaï. D'autres revendiquent l'annexion d’Israël et des territoires palestiniens par l’Égypte. D'autres encore souhaitent créer un État palestinien à la place de la Jordanie.
Sommaire
Terminologie[modifier | modifier le code]
Vers -1200, le royaume d’Omri, premier royaume centralisé (capitale Samarie), comporte une population biculturelle, israélite d’une part et cananéenne d’autre part[réf. nécessaire]. Avec les invasions des peuples de la Mer, peuple hellénistes, apparaît dans les régions côtières une nouvelle composante de populations, dont la plus importante fus les Philistins. La linguistique a forgé le mot Palestiniens à partir de Pelesets (Philistins), mais, ces Philistins étant restés dans les régions côtières[réf. nécessaire].
Jusqu'aux alentours de 1968, le terme de « Palestiniens » était encore communément utilisé en français (en arabe, le terme فلسطيني « falestînî » désigne les habitants autochtones de la région)[réf. nécessaire] pour désigner les juifs qui habitaient la Palestine du mandat britannique ainsi que leurs descendants, quelles que soient leurs origines juives (voir l'article Sabra). Toutefois, après la création de l'État d'Israël en 1948, la plupart des Juifs de la « Terre d'Israël » cessèrent progressivement de se définir comme « Palestiniens ». Ce terme s'est précisé pour exclure progressivement toutes les populations juives vivant dans le territoire de l'ancien mandat britannique, à mesure que les revendications nationalistes des Arabes de Palestine se sont exprimées, à la suite de la guerre des Six Jours. De nos jours le terme "palestiniens" est utilisé pour représenter les personnes non israélienne ayant vécu, ou ayant eu un membre de leurs famille ayant vécu sur la rive ouest du Jourdain, y compris les soldats jordaniens présent en Cisjordanie de 1948 à 1969. Certaines personnes œuvrant pour la destruction de l'état d’Israël, ou œuvrant pour la cause palestinienne se considèrent comme palestinienne, ou ont reçu la nationalité. Les palestiniens sont également les personnes vivant sous l'Autorité palestinienne. Certains personnes de confession non musulmanes, comme certains juifs vivants en Cisjordanie se considèrent comme palestiniens. Aujourd'hui, selon les acceptions, certains excluent aussi les Arabes de nationalité israélienne en particulier, tandis que d'autres continuent à les appeler « Palestiniens ». L'usage du terme alterne donc en fonction du contexte et de l'époque, entre une signification d'appartenance à une région, à une cause ou à un identité communautaire.
Langue[modifier | modifier le code]
- Le Syro-libanais, variante de l'arabe, est le dialecte le plus répandu parmi les Palestiniens. Le signe distinctif de ce dialecte est la prononciation très particulière de la lettre qāf et également la présence de vocabulaire d'égyptien ancien.
- L'arabe bédouin est un ensemble de dialectes arabes parlés par les populations bédouines arabophones.
- L'hébreu moderne est également pratiqué par la plupart des Palestiniens de citoyenneté israélienne, tout comme par ceux vivant dans les région de Cisjordanie, pour des raisons professionnelles et administratives.
Origines et identités palestiniennes[modifier | modifier le code]
Origine des palestiniens[modifier | modifier le code]
L'existence de Juifs dans un territoire portant le nom de Palestine remonte à la période romaine et byzantine (135-634). Ce nom fut donné à ce territoire par l'empereur romain Hadrien en référence aux Philistins[2]. Lorsque Constantin (324-634) s'empare des provinces orientales de l'Empire romain, les Juifs sont encore majoritaires en Palestine[3]. Vient ensuite la conquête de ce territoire en 637 par les Arabes d'Omar, le géographe arabe al-Muqaddasi, originaire de Jérusalem, rapporte que la ville est dominée par les Juifs et les Chrétiens[4]. Dans le royaume croisé (1099-1291) subsistent 200 Juifs à Jérusalem[5]. Durant la domination des Mamelouks (1250-1517), un voyageur italien Meshullam ben Menahem Volterra, rapporte que 60 familles juives cultivant la vigne et des céréales dans des fermes autour de Gaza[6]. Au début de la Palestine ottomane (1517-1917), la population juive est estimée à 10 000 personnes[7]. Le développement du sionisme combiné à la peur suscitée par les pogroms (1896-1917) provoque une vague d'immigration vers la Palestine. À la fin de la période ottomane, la population juive est estimée entre 56 000 et 82 000 personnes. La population arabe à plus de 600 000 personnes.
Origine des Arabes palestiniens[modifier | modifier le code]
Il est possible de suivre l'histoire des grandes familles palestiniennes depuis l'époque ottomane[8] comme les familles Khalidi de Jérusalem ou Abou Ghazala de Naplouse. Les notables traditionnels des villes et les campagnes se sont converties à l'occasion de la Nahda en un véritable élite sociale palestinienne (il est possible d'y ajouter les familles Nashashibi ou al Husseini de Jérusalem, les Suwwan à Saint-Jean-d'Acre ou les Farah de Nazareth, deux grandes familles de médecins).
Évolution démographique[modifier | modifier le code]
Des écrits britanniques de 1918, mentionnent une abondante présence égyptienne en Palestine, notamment à Gaza, région frontière avec l'Égypte.
L'accroissement de la population de Palestine après 1880 est considérée comme étant due à la simple installation de populations arabes du Moyen-Orient attirées par les « opportunités » offertes par l'immigration juive (d'autant qu'aucune frontière n'existait entre les deux rives du Jourdain). En effet l'augmentation de près d’un million d’individus en l’espace d’un siècle, soit de 400 %, a été nourrie par des vagues d’immigration en provenance d’autres provinces de l’Empire ottoman, la Syrie, l’Irak, l’Égypte, le Liban d'aujourd'hui. En 1913, la commission royale britannique déclara que la région est sous-peuplée et est restée économiquement stagnante jusqu'à l’arrivée des premiers pionniers sionistes en 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive.
Selon cette approche défendue notamment par Alan Dershowitz, les immigrations juives du XIXe et du début du XXe siècle favorisèrent l'arrivée et l'installation de nouvelles populations arabes des régions voisines vers la Palestine. Cette approche est contestée l'historien américain Norman Finkelstein dans son ouvrage Mythes et réalité du conflit israélo-palestinien.
L’administration britannique collabora également à l’installation d’infrastructures, dont la construction d’une voie de chemin de fer entre Jaffa et Jérusalem. Entre 1922 et 1931, le kilométrage de routes pierrées double de 450 à 922.
Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram écrivit en 1914 : « Les sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leur connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays. »
Hussein Al-Qibla, gardien des lieux saints en Arabie saoudite écrivit en 1918 : « Les ressources du pays et le sol vierge seront développés par les immigrés juifs. […] Nous avons vu les Juifs des pays étrangers venir en Palestine de Russie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’Amérique. »
Dans les années 1920, la province syrienne du Hauran connut une sévère famine. Ce fléau occasionna un mouvement massif de population vers les régions de Palestine en plein développement. D’après le professeur émérite en géographie Moshe Brawer, les côtes méditerranéennes ont accueilli, pendant le mandat britannique, de nombreux travailleurs égyptiens.
Edouard Webbe en 1590, Henry Maundrell en 1697, l’archéologue britannique Thomas Shaw en 1738, Alphonse de Lamartine en 1832, William Thackeray en 1844, Alexander Keith en 1844, le comte François Volney en 1785, James Finn en 1857, Arthur Penrhyn Stanley en 1862, Mark Twain en 1867 et B. W. Johnson en 1892 rapportèrent des témoignages d'une région largement sous-peuplée.
Lewis French, directeur britannique du développement de la Palestine, déclara en 1931 : « Nous l’avons trouvée habitée par des fellahs (agriculteurs arabes) qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés. […] Il n’y avait presque aucune sécurité publique, les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins[9]. »
Raphaël Delpard soutient quant a lui, que la notion de « peuple palestinien » a été inventée par le KGB au lendemain de la guerre des Six Jours afin que le régime soviétique conserve une influence au Moyen-Orient[10].
Formation de l'identité nationale[modifier | modifier le code]
« En Palestine, le mandat britannique subsiste en raison de difficultés presque insurmontables. On sait que la Grande-Bretagne s'est engagée à établir un « foyer national pour le peuple juif » (Déclaration Balfour de 1917). Depuis cette date l'immigration des juifs en Palestine a été favorisée par les organisations « sionistes» »[11].
Le développement du nationalisme arabe s'est affirmé dans toute la région principalement sous les effets conjugués de la fin de l'empire ottoman et d'une réaction au colonialisme européen.
La première réunion d'importance des sociétés secrètes arabes eu lieu en 1913 au Congrès général arabe qui déclara la nécessaire reconnaissance du peuple arabe par l'empire ottoman. Pour les Turcs, toute manifestation de l'arabisme est un acte de trahison. Les arrestations, les déportations et les exécutions se multiplient. Abdelhamid al-Zahraoui qui était président du premier Congrès arabe est arrêté avec l'un de ses principaux collaborateurs, Abdelkarim Khalil, et après un jugement sommaire ils furent pendus.
Puis, en 1916, Hussein ben Ali eut un rôle déterminant dans la révolte arabe contre l'empire, dirigée alors par le parti Jeunes-Turcs.
The Palestine Post, fondé par Gershon Agron et notamment Vladimir Jabotinsky, utilisaient le terme de « Palestine » dans leurs écrits pour définir la région[12],[13].
« En Palestine, le mandat britannique subsiste en raison de difficultés presque insurmontables. On sait que la Grande-Bretagne s'est engagée à établir un « foyer national pour le peuple juif » (Déclaration Balfour de 1917). Depuis cette date l'immigration des juifs en Palestine a été favorisée par les organisations « sionistes» »[14].
Toutefois, les premiers projets d'instauration d'« État palestinien » furent rejetés par les Arabes de Palestine qui se considéraient majoritairement comme une sous-partie de la Syrie jusqu'en 1920. Des conflits entre nationalistes palestiniens et différents groupes nationalistes panarabes se poursuivirent pendant le mandat britannique sur la Palestine. Ces derniers perdirent progressivement de leur importance. En 1937, il n'y avait plus qu'un seul groupe qui exprimait le souhait de se fondre dans une super-entité arabe. Le port du Keffieh par les nationalistes palestiniens s'est imposé pendant le mandat britannique.
Les premiers projets d'instauration d'« État palestinien » furent rejetés par les Arabes de Palestine qui se considéraient majoritairement comme une sous-partie de la Syrie jusqu'en 1920. Philip Hitti, historien arabe en 1946, le représentant de l’Arabie saoudite aux Nations Unies, Le roi Hussein de Jordanie, Hafez Assad, Ahmed Shuqeirile et le représentant du Haut-Comité arabe aux Nations unies qui déclarèrent en 1947 que La « Palestine » et une province Syrienne. Les Arabes vivant en Palestine n'était pas indépendants. Awni Bey Abdul Haadi déclara quant a lui en 1937 : « Il n’y a pas de pays tel que la « Palestine ». « Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventé. Il n’y a pas de « Palestine » dans la Bible. Notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siècles. « Palestine » nous est étrangère, c’est les Sionistes qui l’ont introduite ».
Le discours officiel des années 1970 concernant les premiers activistes fedayin Palestiniens est illustré par la déclaration de Golda Meir au Sunday Times en juin 1969 : « There was no such thing as Palestinians. When was there an independent Palestinian people with a Palestinian state? It was either southern Syria before the First World War, and then it was a Palestine including Jordan. It was not as though there was a Palestinian people in Palestine considering itself as a Palestinian people and we came and threw them out and took their country from them. They did not exist[15] ».
Traduction : Il n'y eu jamais rien désigné comme « palestiniens ». Quand y a-t-il eu un peuple palestinien indépendant dans un État palestinien ? (la Palestine) Elle fut soit le sud de la Syrie avant la Première Guerre mondiale soit fut ensuite un territoire appartenant à la Jordanie. Ce n'était pas comme s'il y eut un peuple palestinien se considérant lui-même comme peuple palestinien, lequel à notre arrivée eu été chassé et dépossédé de son pays. Ils n'existaient pas.
L'expression d'un panarabisme des Arabes de Palestine a continué à s'exprimer officiellement de temps en temps dans la bouche de certains leaders arabes comme Zuheir Mohsen (en), dirigeant d'une faction palestinienne pro-syrienne et représentant à l'OLP, qui affirmait en 1977 « Nous parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien seulement pour des raisons tactiques et politiques, car les intérêts nationaux arabes demandent que nous posions le principe de l'existence d'un peuple palestinien distinct pour l'opposer au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un état souverain avec des frontières définies, ne peut réclamer Haïfa et Jaffa, mais en tant que Palestinien, je ne peux incontestablement demander Haïfa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Toutefois, à partir du moment où nous réclamerons notre droit à toute la Palestine, nous n'attendrons même pas une minute pour unifier la Palestine et la Jordanie ». Des opinions similaires se sont aussi exprimées en Jordanie où le pouvoir minimisait les différences entre Palestiniens et Jordaniens, pour des raisons de politique intérieure. Toutefois, la plupart des organisations orientaient leur « combat » dans le sens d'un nationalisme palestinien qui a continué à se développer.
En 1977, l'Assemblée générale des Nations unies a créé un « jour international de solidarité avec le peuple palestinien », fixé à la date du 29 novembre.
En 2012, on trouve dans les manuels scolaires de l’Autorité Palestinienne et d’un certain nombre d’États arabes que les "Arabes Cananéens" constituent les seuls habitants légitimes de Palestine. Cette narration forme un outil politique, destiné à encourager la volonté de combattre Israël et à alimenter l’idée que seuls les Arabes sont propriétaires des lieux[16].
La cause palestinienne[modifier | modifier le code]
Démographie[modifier | modifier le code]
Le Bureau central des statistiques palestiniens annonce en 2014 une estimation de 12,1 millions de Palestiniens dans le monde[1].
En Palestine[modifier | modifier le code]
En 1944, on comptait 1 363 387 Arabes musulmans, juifs et chrétiens en Palestine mandataire (Transjordanie et Palestine mandataire).
En 2014, la population des territoires palestiniens est de 4,6 millions d'habitants (2,8 millions en Cisjordanie - y compris à Jérusalem-Est - et 1,8 million dans la bande de Gaza).
Il faut rajouter à cette population 1,5 million d'Arabes israéliens - y compris à Jérusalem-Est - soit un total de 6,1 millions de Palestiniens (la population de Jérusalem-Est étant comptée deux fois).
Hors de Palestine[modifier | modifier le code]
La « Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs » a établi les estimations suivantes en 2001 :
| Pays | Population |
| Cisjordanie | 2 300 000 |
| Gaza | 1 400 000 |
| Israël | 1 213 000 |
| Jordanie | 2 598 000 |
| Liban | 388 000 |
| Syrie | 395 000 |
| Chili | 310 000 |
| Arabie saoudite | 287 000 |
| États du Golfe | 152 000 |
| Égypte | 58 000 |
| Autres pays arabes | 113 000 |
| continent américain | 316 000 |
| Autres pays | 275 000 |
| TOTAL | 9 395 000 |
- Remarque : La population palestinienne de Jérusalem-Est, autour de 200 000 habitants, peut avoir été comptée deux fois (en Cisjordanie et en Israël).
On estime encore que 50 à 80 % des habitants de Jordanie sont palestiniens[réf. souhaitée].
Réfugiés palestiniens[modifier | modifier le code]
Représentation politique[modifier | modifier le code]
Parmi les principaux mouvements (voir Liste des partis politiques en Palestine pour une liste plus complète) :
- le Hamas (au pouvoir dans la bande de Gaza)
- le Jihad islamique palestinien et les Brigades Al-Qods (sa branche armée)
- l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui comprend notamment :
- le Fatah (au pouvoir en Cisjordanie) ; organisations liées : Tanzim, Brigades des martyrs d'Al-Aqsa
- le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)
- le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP)
- Force 17 (garde personnelle du président de l'Autorité palestinienne)
- le Comité de résistance populaire
- le Fatah-Conseil révolutionnaire, l'organisation d'Abou Nidal (mort en 2002)
- le FPLP-GC
Certains de ces groupes sont listés comme terroristes par les États-Unis et l'Union européenne.
Économie[modifier | modifier le code]
Durant les années 1994 à 2000, selon un rapport du FMI les investissements ont augmenté de 150 %. De 1994 à 2001, l'Union européenne a financé dans les territoires palestiniens, des projets d'infrastructures pour plus de 3 milliards d'euros. Plus de 90% de la population palestinienne est au chômage. 80% de l'économie palestinienne est dépendante d’Israël, notamment la nourriture, le gaz, l’électricité, les communications et l'eau qui sont fournis par Israël, ce qui fait d’Israël un partenaire indispensable et 19% dépend de l'aide internationale.
La monnaie courante est le Shekel israélien.
Culture[modifier | modifier le code]
La culture de la Palestine est très ancienne et remonte au paléolithique, avec notamment des lances et des silex retrouvés en Galilée. Les manuscrit de la mer morte ont été retrouvé a Qumrân en face de la mer morte.
Il y a depuis 200 ans environ des villages de Juifs d'origine russe. Parmi les habitants de la Palestine, il y a encore des Druzes et Circassiens. L'araméen n'est plus qu'une langue liturgique en Palestine, mais a survécu en Syrie et en Irak, dans de petites communautés. Il y a des communautés de Bédouins dans la vallée de Jéricho ainsi que dans le Néguev (ces derniers ont la citoyenneté israélienne). 7 juifs karaites vivent encore dans la bande de gaza[17].
Religions[modifier | modifier le code]
La population palestinienne est largement musulmane sunnite ; il y a des minorités juive pratiquante, chrétiennes et une petite communauté de Samaritains. Les Britanniques avaient recensé en 1922 (Jordanie et Palestine) : 752 048 Palestiniens (au sens de l'époque) dont 289 177 Musulmans, 283 790 Juifs, 71 464 Chrétiens et 7 617 personnes d'autres appartenances.
Il n'existe pas de statistiques disponibles qui fassent autorité aujourd'hui. L'estimation de Bernard Sabella de Bethléem est que 6 % de la population palestinienne est chrétienne (orthodoxes grecs ou arméniens ; catholiques latins, grecs ; protestants luthériens ou anglicans ; autres rites orientaux). Selon le bureau de statistiques palestinien, il semble que 97 % des habitants arabes des territoires palestiniens occupés soient musulmans et 3 % chrétiens ; il y a environ 30 Samaritains et 7 Juifs karaïtes qui se considèrent palestiniens.
Source[modifier | modifier le code]
- (en)Palestinian Central Bureau of Statistics - Palestinians at the End of 2014
- (en) Richard Gottheil et Samuel Krauss, « JE, Hadrian »http://www.jewishencyclopedia.com/view.jsp?
- Heinrich Graetz, « Histoire des Juifs, III, 1,9 »
- Al-Muqaddasi dans « Description of Syria, Including Palestine » cité par Marie Lebert dans « La Jérusalem médiévale », sur Université de Toronto
- « Voyages de Rabbi Benjamin, fils de Jona de Tudèle », sur Gallica
- (en) Herman Rosenthal, « JE, Agricultural colonies in Palestine »
- Trevor Mostyn et Albert Hourani, The Cambridge Encyclopedia of the Middle East and North Africa, page 186, Cambridge University Press, 1988, ISBN 0-521-32190-5
- http://cdlm.revues.org/5745
- Shlomo Sand, « Shlomo Sand : l'exil du peuple juif est un mythe », 19 mai 2008
- Raphaël Delpard, La guerre des Six-Jours : la victoire et le poison, Saint-Paul (Haute-Vienne), Lucien Souny, 2007 (présentation en ligne)
- J.B. Duroselle, « Septième partie — L'organisation du monde : Le problème palestinien », dans Général Brégeault et al. (dir.) Contre-Amiral P. Barjot, Maurice Baumont, J.B. Duroselle, Jean Galbert, Colonel Hautcoeur, Frédéric Jenny, Henri le Masson, Camille Rougeron, Le deuxième conflit mondial, t. II, Paris, Éditions G.P., octobre 1947, 615 p. (OCLC 742808288), p. 584-585 Dépôt légal 1947-IV – n° imp. 471 - n° édit. 120. Imprimé le 31 octobre 1947 sur les presses des maîtres-imprimeurs Draeger Frères à Montrouge, pour les éditions G.P., 80 rue saint-Lazare, Paris
- (en) « Palestine Facts 1400 – 1962 »
- Palestine Post Founded (Jerusalem Post Founded) - December 1, 1932
- J.B. Duroselle, « Septième partie — L'organisation du monde : Le problème palestinien », dans Général Brégeault et al. (dir.) Contre-Amiral P. Barjot, Maurice Baumont, J.B. Duroselle, Jean Galbert, Colonel Hautcoeur, Frédéric Jenny, Henri le Masson, Camille Rougeron, Le deuxième conflit mondial, t. II, Paris, Éditions G.P., octobre 1947, 615 p. (OCLC 742808288), p. 584-585 Dépôt légal 1947-IV – n° imp. 471 - n° édit. 120. Imprimé le 31 octobre 1947 sur les presses des maîtres-imprimeurs Draeger Frères à Montrouge, pour les éditions G.P., 80 rue saint-Lazare, Paris
- (en) James L. Gelvin, The Israel-Palestine conflict : One hundred years of war, New York, Cambridge University Press, 2007, 296 p. (ISBN 9780521888356, lire en ligne), p. 92
- "Reading and Texts", Grade 9, Part 2 (Lectures et Textes, classe de 3e, Partie 2) 2004, p. 34-35 ou encore "National Education", Grade 2, Part 1 (Éducation Nationale, CE1, Partie 1), 2001, p. 4, dans lesquels on affirme que les "Arabes Cananéens" sont les seuls habitants légitimes de Palestine.
- Alexandre Zahnbrecher, Paniers — Baskets — Al-Silāl, coll. « Made in Palestine », 1999 (OCLC 587307992) (monographie trilingue)